Chloé Giraut-Pierron : « L’actionnariat ne doit pas être considéré comme un simple sujet administratif »


VP Finance d’AMI Labs, startup spécialisée dans l’intelligence artificielle ayant réalisé une levée de fonds majeure, Chloé Giraut-Pierron a choisi Alex pour structurer les registres d’actionnaires et la table de capitalisation de l’entreprise.
Elle pilote également la mise en place de l’actionnariat salarié (AGA, BSPCE, stock-options…), un enjeu clé pour accompagner la croissance et fidéliser les talents.
Forte d’une expérience à la tête des équipes finance de Qonto et de Pigment, elle apporte un regard concret sur les enjeux de structuration financière et de gestion de l’actionnariat des entreprises en forte croissance.
Quels sont les défis auxquels tu as dû faire face au niveau corporate ?
Dans une entreprise en forte croissance, l’enjeu principal est de garder une vision fiable et à jour de l’actionnariat, une table de capitalisation à jour malgré des arrivées et des départs de collaborateurs quotidiens, tout en accompagnant des opérations qui se multiplient : levées de fonds, rachats de titres, opérations de secondaires, arrivée de nouveaux investisseurs, etc.
La difficulté est aussi de coordonner les équipes finance, juridique et les conseils externes, avec un niveau de rigueur élevé et une traçabilité parfaite.
Quand l’information est dispersée dans des fichiers Excel et des échanges d’e-mails, cela prend énormément de temps et augmente sensiblement le risque d’erreur. C’est donc une source de stress pour l’équipe finance.
En quoi Alex Legal t’a apporté une solution ?
Alex Legal nous a permis de centraliser et de fiabiliser les informations corporate et la table de capitalisation dans un même environnement.
Nous avons gagné en visibilité sur l’actionnariat, les opérations passées et les plans d’actionnariat salarié, tout en facilitant le partage d’informations avec les différentes parties prenantes.
Pour une équipe finance, c’est particulièrement utile : on dispose d’une source de vérité plus claire, on réduit les manipulations manuelles et on peut répondre plus rapidement aux demandes des investisseurs, des collaborateurs ou des conseils.
Comment s’est passée la migration ?
La migration s’est faite de manière progressive et structurée. Nous avons commencé par reprendre les données existantes, vérifier leur cohérence et clarifier les différents événements capitalistiques, avant de les intégrer dans l’outil.
L’accompagnement d’Alex a été important pour sécuriser cette étape et répondre aux questions au fil de l’eau.
Une fois les informations validées, l’équipe a rapidement pris ses habitudes et nous avons pu bénéficier d’une base plus fiable pour le suivi de l’actionnariat et des opérations à venir.
Que recommandes-tu à une personne qui veut digitaliser sa direction juridique ?
Je lui conseillerais d’abord de partir des besoins concrets de l’équipe : quelles informations sont difficiles à retrouver ou à mettre à jour, quels processus sont encore manuels et sources d’erreurs, et quelles échéances répétitives doivent absolument être sécurisées.
Il faut ensuite prendre le temps de nettoyer et de structurer les données existantes avant de les digitaliser.
Enfin, je recommande de choisir un outil simple à utiliser, qui centralise réellement l’information et qui peut évoluer avec l’entreprise. Le plus important est d’impliquer les équipes concernées dès le départ et de déployer progressivement, avec des cas d’usage à forte valeur ajoutée.
Un petit plus ?
L’actionnariat ne doit pas être considéré comme un simple sujet administratif, loin de là. Dans une startup, c’est avant tout un véritable outil de pilotage pour le leadership et de fidélisation des salariés, et des investisseurs.
Avoir une information claire, accessible et fiable dans une UX en temps réel qui parle aux salariés est clé. Elle renforce la confiance des collaborateurs. C’est ce qui rend la digitalisation particulièrement pertinente sur ces sujets.